dimanche 9 mai 2010

Nous avons vu des mooses (des élans) !!!!

Ben, nous savions que la Suède était au Nord de l'Europe... Mais nous pouvons encore le confirmer ! Il fait frrrrrrroid. Entre 6° et 10° pour les maximales. L'eau est toujours à 3° et ne contribue pas du tout à réchauffer l'atmosphère. Sans vent et avec du soleil, c'est plutôt agréable, mais le bateau n'avancerait pas, et dès qu'il y a du vent, c'est glacial. Tout cela pour expliquer que nous sommes toujours à Hallstavik à préparer le bateau.
La préparation prend des formes diverses. Nous avons par exemple été dans l'archipel de Aland (qui dépend de la Finlande) en ferry. Cela nous a permis d'acheter un peu de vin hors TVA suédoise, tout en complétant notre connaissance de l'Histoire de l'archipel avec la visite d'un château bâti et rebâti par les souverains suédois A/C du XIV° siècle et celle des ruines d'une forteresse bâtie par les Russes au début du XIX° siècle (Bommarsund).
Nous avons quasiment terminé l'installation de l'électronique. Nous avons resserré un boulon qui permet de maintenir les premières barres de flèches (cela signifie que Danièle est encore montée à ce niveau dans le mât). Nous avons fait le ravitaillement à Uppsala, mais aussi à Stockholm, ce qui nous a permis de visiter la cathédrale qui vient d'être rénovée en vue du mariage de la princesse Victoria qui se tiendra courant juin. L'intérieur de la cathédrale est maintenant tout d'or et d'argent et si elle n'est pas très grande, elle est impressionnante !
Tout a trouvé sa place sur le bateau y compris les vêtements et une guitare "made in China" mais toute neuve !
Ne manquent que quelques degrés supplémentaires, nous sommes quasi-prêts !
En attendant, nous avons aidé Göran à lessiver la peinture de sa maison, nous avons aperçu vendredi soir un élan à 50 m de sa maison, et en avons vus 4, puis 1 de très près samedi soir en rentrant de Stockholm. Le groupe de 4 nous a beaucoup impressionné : les animaux, de taille adulte (nettement plus gros que des chevaux, mais avec des pattes fines, une attitude quelque peu hautaine et une démarche relativement gracieuse) broutaient à quelques dizaines de mètres de la route en bordure d'un bois et n'ont pas bougé lorsque nous avons stoppé la voiture et en sommes sortis pour mieux les regarder.

Aspect technique :
  • installation de la nouvelle version du logiciel de navigation Noé sur l'ordinateur de bord
  • mise en place d'un fusible 10 A sur le circuit de l'éolienne ; shunt du boîtier de régulation qui n'a jamais fonctionné depuis le début de notre croisière en 2009. Au bilan : l'éolienne délivrait aujourd'hui 3 Ah avec des vents de l'ordre de 15 kt
  • installation d'une table montée sur une platine boulonnée à l'intérieur du cockpit (système suédois ingénieux ; photos à venir)
  • Mise en place d'un davier pour le mouillage arrière (système suédois ingénieux ; photos à venir)
  • Installation d'un loquet pour maintenir le tableau électrique




Picasa
Plein écran

dimanche 2 mai 2010

A pied d’œuvre !

Le bateau est à l’eau depuis mercredi 28 avril, et le mât a été mis en place le lendemain à 10 heures, comme prévu : cela nous change des retards à répétition dont nous avons l’habitude. Ah ! Quand même : le motoriste n’interviendra que demain, et quelques finitions seront nécessaires (joints perdus lors du démontage, fusible sous-dimensionné ou petit trou sur un franc bord causé lors du chantier), mais vendredi veille de grand week-end, tout est terminé pour ce qui est du travail des professionnels. Et c’est aussi bien pour nous car le 30 avril, on fête le printemps en Suède : grands feux de joie, chansons et boisson !
Reste donc notre partie du travail de remise en état du bateau.
Côté extérieur : armement, c’est-à-dire, mise en place de la bôme, de tous les cordages et des voiles, remise en place des ancres, en ajoutant les améliorations que nous avons préparées pendant l’hiver …
Côté intérieur : du ménage, du rangement, une réinstallation de la vaisselle, des vêtements… chauds, mais quand même avec un maillot de bain, au cas ou nous rencontrerions un sauna, et encore du rangement car le but est d’être capable de retrouver rapidement au moment nécessaire n’importe quel objet à bord. Le bord, c’est petit, mais c’est plein de recoins, et des objets il y en a sans doute quelques milliers ! Il faut aussi penser à la remise en eau (ouf ! le gel n’a rien endommagé), au test du chauffage (nous travaillons sous un ciel bleu, mais la température n’est pas très haute, et il est prévu qu’elle descende), et surtout à l’installation de l’électronique. Nous avons tout mis à l’abri du gel pour l’hiver, et comme le mât a été démonté, il y a « quelques » connexions à refaire entre le pied de mât et le cockpit, mais aussi au niveau du tableau électrique de bord. Nous avons décidé de nous en tenir au minimum pour rejoindre Hallstavik près de la maison de Göran où nous terminerons dans des conditions plus confortables. Il nous faut tout de même disposer de l’ordinateur de bord, du GPS, radio VHF et lampes de mât et de pont. On verra plus tard pour le radar, la radio FM, les feux de navigation et les capteurs anémométriques (vent).
Nous avons aussi testé le réfrigérateur… mais uniquement pour le fun : il n’y en a pas besoin !
Il faut dire que l’hiver a non seulement été particulièrement froid cet hiver en Suède, mais aussi particulièrement long. Nous avons quitté Paris au couleur du vert printemps, mais nous avons atterri dans un Stockholm aux couleurs ternes : la neige a laissé des près tout gris, et le seul vert des forêts est celui des épineux. La mer n’est dégelée que depuis 15 jours, la neige a fondu et la terre a dégelé en surface, mais pas en profondeur : le paysage est plutôt mouillé, voire inondé. En revanche, de nombreux animaux «sortent du bois» : en deux jours nous avons vu 3 blaireaux (morts au bord de la route) et 5 chevreuils en pleine forme (toujours pas d’élan).
Bref, après 2 jours et demi de travail acharné (cf la sieste… bien méritée de Daniel sur une photo), nous sommes prêts à partir pour Hallstavik. Départ samedi midi sous un soleil magnifique, avec un vent favorable. Que pourrait-on demander de mieux ? Quelques degré supplémentaires ?? Il fait au meilleur de la journée 8 ou 10° et l’eau est presqu’à 6°C !
Nous sommes satisfaits de l’armement du bateau, les voiles montent sans problème, sauf le 3° ris qu’il faudra repasser, mais vu les conditions météo, nous n’en aurons pas besoin.
Nous tentons prudemment l’entrée du chenal du port de Kapelskär un peu avant 19 h : il est sensé être dragué à 1,80m, et notre tirant d’eau n’est «que» de 1,60 m. Mais dès la première balise, nous sentons un frottement peu encourageant : n’écoutant que notre courage nous faisons un demi-tour rapide, et nous dirigeons vers l’île de Lidö à 1 heure de route, que nous connaissons déjà. Malgré des plaques de neige sur les rives, elle nous paraît bien accueillante ! Nous sommes presque à la maison.
Prudence, cependant : nous mouillons à la française !Dimanche, départ à 9h15, et 9 heures de navigation sous un superbe soleil, mais des températures encore plus basses : au mieux l’air est 6 ou 7°, et nous sommes au près, quant à la mer il n’atteint pas 4° en open sea (en dehors de l’archipel) ! Les pantalons en polaire sous le pantalon de quart, le passe-montagne, les bonnets et les gants intégraux ne sont pas de trop ! Côté circulation maritime, nous ne sommes pas gênés : à part quelques gros ferries, il y a peu de monde sur l’eau. Les bateaux sont encore en hivernage.Et les rivages des îles sont aussi un peu désolés : peu de drapeaux sur les mâts à côté des maisons, et encore moins de bateaux à l’eau.
Sommes arrivés à bon port après 88 miles de navigation, dans les temps prévus, et Birgitta nous avait concocté une goulash, de quoi nous réchauffer !


Aspect technique
  • Inversion du montage du hale bas de bôme. Mise en place d’une poulie en pied de mât pour renvoi de la bosse vers l’arrière. Excellent fonctionnement du hale bas. Les frottements sont quasi nuls.
  • Excellent comportement de l’ordinateur de bord après un changement de barrette RAM (1Go au lieu de 512 Mo) et remplacement des ventilateurs. En attente d’installation de Noé version Vista.
  • Réglage du mât selon les mesures avant démâtage. Changement de la drisse de GV par une drisse en Dynema et mise en place d’une poulie Harken ESP 57 en pied de mât. Les manœuvres de GV sont grandement facilitées. Impossible cependant de changer le réa de tête de mât à cause d’un axe récalcitrant.
  • Ajout d’une lampe de pont au dessous de l’antenne Radar.
  • Élargissement du passage de chaine dans la fermeture de la baille à mouillage.
  • Remplacement du passe câble col de cygne par un boitier de type «dorade». Le passage des câbles en pied de mât est grandement facilité et l’étanchéité semble meilleure.
  • Reste à installer les poulies de manœuvre de la bosse d’enrouleur et le davier du mouillage arrière (NOA).
  • remplacement du stick de barre.
Après levage par la grue et dépose sur le terre plain, j’ai pu constater que la quille droite ne remonte plus dans le bateau. Le chantier a refait une stratification époxy (3,5 kg d’époxy !) sur la branche arrière droite du cadre métallique qui reprend les efforts des quilles. De nombreux joints congé ont également été repris dans les fonds. La cuisine n’a pas été démontée.
Les quilles n’ont pas été déposées. Un joint époxy a été refait autour. Une petite couche d’antifouling (interdit normalement en Baltique…). Au final, plus de peur que de mal !

mercredi 28 avril 2010

Arrivée en Suède

Nous sommes de retour en Suède. Le bateau a été remis à l'eau le 28 avril à Svenninge. Super moment où nous avons pu constater que toutes les réparations ont été faites. La quille tribord ne remonte plus dans le fond, les joints de quilles ont été refaits. Plus de traces de rouille... tout est neuf. Grand moment sous un soleil un peu frais mais en Suède, c'est encore la fin de l'hiver. Nous envisageons de remâter demain et de reconnecter l'ordinateur de bord pour quitter la marina samedi matin en direction de Herrang.

lundi 26 avril 2010

Réparation Pikourouz

Une bonne nouvelle ou plutôt deux : le nuage volcanique n'empêche plus de se poser à Stockholm et Pikourouz est réparé. Il sera remis à l'eau le 28 avril à Svenninge.
Au programme :
- remâtage et remontage de l'électronique de bord (UHF, Radar, ordinateur, etc...)
- changement de la drisse de GV pour mise en place d'une drisse Dynema.
- changement du réa de tête de mât de GV par un réa en Delrin.
- changement des poulies de renvois du génois à enrouleur.
- nouveau système de passe pont en pied de mât (système bec de cygne trop étroit et pas vraiment étanche).
- etc.

mardi 16 mars 2010

L’hiver en Finlande : la vie dans un « summer cottage »

Nous avons été accueillis en Finlande par Jussi et ArjaMaija. Leur devise est « Finland funland, no sleep until September », mais nous avions choisi d’y aller en hiver… Bon, juste avant l’équinoxe, la longueur des jours ne posait plus problème. Mais la neige était bien présente, ainsi que le froid : nous avons eu une nuit à -24 °…




Picasa
Plein écran

La Finlande est un pays de lacs : 188 000 d’après l’office de tourisme, plus quelques milliers de km de côtes… Alors une résidence secondaire ne s’envisage qu’au bord de l’eau ! Celle de nos amis est située à 350 km au Nord de Helsinki, soit à 60 km au Nord de Jyväskylä, sur le lac de Sumiainen dans une région considérée comme le centre du pays. Le paysage consiste de lacs et de forêts, et bien sûr en mars, tout est blanc.
Pour nous, il est étonnant de constater que l’on peut mener une activité « normale », se déplacer, aller travailler, vivre, quand nous avons tendance à nous recroqueviller à la moindre chute de neige, en attendant que cela passe… Rouler sur la neige ne pose aucune difficulté, même sans pneus cloutés, dont l’usage est très réglementé.
L’indépendance de la Finlande est encore récente, et les villes que nous avons visitées nous ont parues toute neuves. La construction des maisons de vacances au bord des lacs est aussi très organisée, le plan d’occupation des sols y veille. L’accès de tout un chacun à l’eau est préservé, de même que la nature.
Jussi et ArjaMaija ont choisi de vivre au plus près de la nature dans leur résidence. Il y a de la place, et ils disposent d’un chalet principal qu’ils ont conçu et bâti eux-mêmes il y a 40 ans dans lequel l’électricité a été admise mais pas l’eau courante. Pas de salle de bain, mais un sauna rend le même service comme partout en Finlande. Un petit chalet permet d’accueillir des amis, un autre abrite les WC (toilettes sèches, à la température extérieure ambiante...) et une partie de la réserve de bois, un autre le sauna qui donne directement sur le lac (mais n’est utilisable que l’été), et le dernier, la vedette est le « smoke sauna », construit par Yussi il y a 3 ans avec le bois coupé sur sa parcelle. Il y a aussi plusieurs foyers extérieurs (pour la cuisine d’extérieur ou pour chauffer l’eau du « smoke sauna »), et des lampes à bougies réparties sur la propriété. Et à cette époque, de l'année des sentiers sont dégagés dans la neige pour aller d’un chalet à l’autre ou rejoindre le lac : l’épaisseur moyenne de la neige est bien de 50 cm.
Pour l’eau, c’est facile, « il n’y a qu’à » aller puiser au lac, elle est très pure.
Les activités ?
Le repas et les « rafraichissements » sont des moments intenses. La viande de renne se cuisine longuement, mais le résultat est au rendez-vous. Il est possible de fumer soi-même son poisson : rien à voir avec ce que nous pouvons acheter chez nous ! On peut aussi faire frire des petits poissons (entre éperlans et sardines de chez nous) sur le foyer extérieur, mangés avec les doigts, c’est succulent !
On peut même aller pique-niquer dans la forêt. Il faut alors emmener son bois (sur une luge par exemple), et en particulier des morceaux d’écorce de bouleau pour allumer le feu (car l’incinération du papier pollue), des saucisses et de la pâte à crêpes. A déguster assis sur des peaux de rennes, Mmmmm !
Et bien sûr, le sauna intérieur chauffé en permanence, occupe une bonne partie du temps.
Pour ma part j’ai même préféré le « smoke sauna ». Il s’agit de reproduire une tradition : des pierres spécifiques et en grande quantité (250 kg) sont chauffées « à blanc » ou plutôt au rouge. Il faut donc un foyer intense pendant quelques heures, dans un chalet non équipé de cheminée. La fumée qui se dégage remplit la moitié supérieure de la pièce. Lorsque que la température adéquate des pierres est atteinte, on éteint le foyer, on ouvre la porte en grand, et on jette de l’eau sur les pierres : la fumée est brutalement expulsée. On referme et on laisse reposer deux heures. On dispose alors d’un foyer de chaleur pour une douzaine d’heures, d’une grande douceur et sans bruit. La fumée a laissé une légère odeur, bien agréable… il suffit de penser à ne pas s’adosser au mur, quelque peu noir ! En hiver, la séance de déshabillage se fait comme en été : dehors. L’eau chaude est produite à l’extérieur avec un feu sous une grande marmite, et pour le froid il y a le choix entre aller piquer une tête dans le lac (nous n’en avons pas eu le courage) ou se frotter avec de la neige : ça maaaarche !
Il y a possibilité de pêcher sur le lac, à condition d’avoir prévu dès les premières glaces l’installation d’un filet. L’exercice n’a pas été très simple lors de notre visite : une couche d’eau de 40 cm de profondeur s’était formée entre la glace et la neige qui recouvrent le lac. Bottes obligatoires ! Mais nous avons été récompensés : un superbe brochet, une perche et un troisième poisson dont nous n’avons reconnu le nom…
Et puis, il est indispensable de respecter les traditions locales : en mars, on fête l’anniversaire de l’armée de l’air finlandaise, avec la montée des couleurs.
Et un soir nos hôtes nous ont offert un feu de joie : traditionnel, lui aussi, il s’agit d’un morceau de tronc coupé partiellement en quatre, et que l’on fait brûler par l’intérieur. De nuit, par -15°, avec un chocolat à la vodka, c’est un vrai plaisir !

lundi 15 mars 2010

L’hiver en Suède et en Finlande : la mer, les lacs

Notre visite à PikouRous a aussi été l’occasion d’un séjour à Stockholm et en Finlande. Nous voulions constater ce qu’était un hiver nordique : nous avons été exaucés ! Comme en France, l’hiver 2009-2010 a été le plus froid depuis « plusieurs » années. Les températures sont restées continuellement négatives pendant près de 3 mois, et la neige est tombée avec une grande abondance. La mémoire humaine étant courte, la Suède s’est même aperçue que ses jeunes ne savaient pas conduire sur la neige, que les brise-glaces étaient fort utiles, et ne devaient pas être prêtés pendant l’hiver…




Picasa
Plein écran

Nous nous sommes donc posés à Stockholm dans un univers tout en blanc, un peu comme à la montagne, mais sans la montagne ! Vous trouverez ci-dessous la maison de Göran et Birgitta dans sa version hivernale.
Nous avons rapidement constaté l’intérêt de sortir le bateau de l’eau pour l’hiver : les photos parleront mieux que nous.
La mer baltique est peu salée et ne subit pas de marée ni donc de courant, et gèle. Les brise-glace créent des couloirs de navigation pour les bateaux. Le trafic permet en principe d’entretenir ces couloirs. Certains passages dans les archipels qui nous paraissaient étroits cet été permettent alors à peine à deux ferries de se croiser : le nôtre est passé à moins de 50 mètres d’un autre navire. Le départ est étonnant : le ferry semble emprisonné dans la banquise, et même posé sur la glace. Mais il s’en extrait ! Le chenal qui doit être recréé implique de pousser ou briser la glace, créant un bruit incessant qui imprègne l’ensemble du bateau. La navigation de nuit ajoute une impression d’irréalité, croisement des phares de bateaux qui découvrent les balises prises dans la glace et le contour des îles toutes proches dans les archipels : une expérience différente !
Nous nous sommes donc rendus en Finlande en ferry : l’aller, bien qu’impressionnant s’est déroulé comme prévu. Un premier ferry « local » nous a amenés de Grisslehamn à Eckerö dans l’archipel de Åland ; un deuxième ferry, Isabella de la compagnie Viking Line nous a amenés de Mariehamn (à une demi-heure de voiture d’Eckerö) à Turku en Finlande... pour un prix qui nous a semblé plus que raisonnable : environ 180 € aller-retour pour une voiture, 4 personnes, 2 chiens et avec une cabine !
Le retour a dû être adapté : le froid et le vent ont compacté la couche de glace, et deux jours après notre voyage aller, le bateau sister-ship d’Isabella, Amorella était poussé contre un bateau de ligne plus petit. Pendant la même nuit, une quarantaine de bateau étaient bloqués par les glaces, dont une quinzaine de ferries avec passagers… Tout s’est bien terminé, mais le trafic a été perturbé pour plusieurs jours, et nous avons dû rentrer via Stockholm et non Grisslehamn...

dimanche 14 mars 2010

Des nouvelles hivernales de PikouRous !

Notre bateau a été préparé par le chantier pour passer l’hiver sous la neige et dans le froid : après un «hivernage» qui comprend en particulier le vidage minutieux de toute trace de liquide, une armature alu a été fixée sur les chandeliers et les cadres du bateau et recouverte d’une bâche plastique.
Le bateau est entré en chantier pour notre arrivée, le 10 mars : la neige est tombée en telle quantité cette année qu’il a fallu une journée de travail au chantier pour faire une place sur le terre-plein du port pour le bateau qui laissait sa place dans le hangar et dégager PikouRous !
A notre arrivée il n’était pas encore correctement positionné à son poste de travail, mais les travaux étaient lancés.
Nous n’avons pu résister à une reprise de contact : apparemment, ni le froid ni la neige n’ont causé de dégât, et notre bateau semble aussi en forme que lors de notre départ en septembre. Les observations du chantier sont aussi encourageantes : avec un peu de chance, il ne sera pas nécessaire de séparer les quilles de la coque, ni de démonter complètement la cuisine… Il semble que la solidité du bateau permette de réduire l’importance des travaux : le début de la semaine prochaine sera décisif dans ce domaine !
Nous avons annoncé au chantier notre retour pour la fin avril : PikouRous devrait pouvoir naviguer dès le début mai, après une remise en forme qui prendra sans doute une bonne semaine !